Bio Alain Cadot
« Le tout est de vouloir. Le reste est accessoire. Et quand un breton a quelque chose en tête, il va jusqu’au bout. À 44 ans, je commence ma vraie vie professionnelle. Je ne veux pas dire que la précédente était artificielle, non, loin de là, mais j’ai l’impression de comprendre maintenant l’intérêt de mon cursus. Avec du recul, je m’aperçois que j’ai souvent entrepris avant d’apprendre et pourtant j’ai passé mon temps en apprentissage.
Toutes les responsabilités que je prends alors dans les différentes entreprises qui m’ont fait confiance aboutissent au déclic que j’ai eu rétrospectivement en 83 dès mes premiers pas chez Jouve Imprimerie : acquérir une complémentarité de connaissances à la fois commerciales et techniques. Mais il me restait à trouver le mode d’emploi pour que les pièces du puzzle, dont je ne connaissais ni la forme ni l’image, s’imbriquent petit à petit.
Au fond de moi j’avais l’intuition de la différence entre autonomie et indépendance.
Plus qu’une ambition, c’est un objectif, un défi que je me lance. S’en suit le salon des entrepreneurs, la formation à l’I.T.E (Institut de la Transmission des Entreprises) dispensée par l’ESSEC, des rencontres tout à fait fortuites et un patron qui m’a compris, Jean-Loïc GERTGEN du groupe VECTEUR PLUS. Le point commun de toutes mes expériences professionnelles ? L’informatique. Plus qu’un plan de carrière c’est un plan d’action, une stratégie qui se met en place. Définir ce que je veux :
Acquérir une entreprise de 10 salariés minimum, manager et développer une entité indépendante (très important l’indépendance), valoriser un capital de savoir-faire et créer de l’emploi, indissociable et indiscutable valeur du travail. D’ailleurs, aujourd’hui, j’adhère à la formation en alternance. Logique avec mon parcours. J’aurais aimé que cela existe il y a 30 ans, alors j’en donne la possibilité à ceux qui le veulent.
C’est au moment du choix de l’entreprise que tout se joue. D’accord, j’avais cerné la zone géographique : le sud-ouest. J’y habitais depuis quelques années et ma famille et moi, nous nous y sentions bien. Et il a fallu que ce soit un breton, Alain Le Gall, qui m’offre l’opportunité de reprendre son entreprise. Une rencontre de qualité et simple comme une histoire de bretons qui se parlent avec des images de vies communes. Les marins ataviques que nous sommes, se comprennent. Prendre la mer, c’est comme diriger une entreprise. Depuis 15 mois, c’est un passage de relais réciproque du savoir et du savoir-faire. Je garde le cap en dirigeant ACTUAL SYSTEMES.
Alain CADOT.


